Le lendemain du fauchage du 29 mai 2011 à Wetteren, Barbara Van Dyck à été licenciée de son université pour avoir publiquement soutenu l’action. Les informations sur la campagne contre le licenciement de Barbara Van Dyck sont disponible sur le site  http://threerottenpotatoes.wordpress.com/

La controverse autour de cette sanction et les arguments utilisés montre que cette affaire dépasse le cas individuel. Une affaire qui a mis en lumière une insatisfaction préexistante à propos des liens grandissants entre la recherche universitaire et les intérêts industriels, ainsi qu’à l’égard des logique marchandes qui s’immisce à l’université, de la concurrence exacerbée et de la privatisation. Cette évolution est une menace pour l’avenir de la Science, porte atteinte aux principes de la liberté académique et accroît encore la précarité dans laquelle de nombreux chercheurs se trouvent.

Cette action directe et radicale de l’Université de Leuven à suscité une levée de bouclier sans précédent (voir press) ouvrant à une réflexion sur les orientation de la recherche, les partenariat avec l’industrie  et plus généralement le devenir de l’Université … Au sein de ses réflexions émerge l’idée d’une autre science, Slow Science …

De même que le mouvement Slow Food défend la vraie nourriture contre le fast food,le mouvement “slow science” veut faire souffler un vent nouveau qui va à l’encontre de la focalisation actuelle sur la « recherche finalisée ». Face aux autorité académique qui se positionnent comme une direction d’entreprise répressive, il faut vivement défendre les principes et les conditions de la liberté scientifique et d’une science critique.

Plus d’info ici

 

A plea for Slow Science, 2011 by Isabelle Stengers here [en Anglais]
She explains how Slow Science is about quality of research. and explains in detail how

the Wetteren potatoes were not enrolled in a disinterested quest for knowledge. But they were not even enrolled in the production of any kind of knowledge concerning them. They were mainly meant to test, or more precisely, to promote, the acceptability of genetically modified potatoes the BASF consortium has created, in the very country where potatoes are sacred. It has something of a very daring marketing campaign to promote “The potato of the future” in the country of the fried potatoes

More info here

You can find the public lecture online :

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